Abérrations sphériques et chirurgie réfractive

Revue : CLV - Edition spéciale n°5 - Avril 2011

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"Depuis Hermann Ludwig Helmholtz (1821-1894), l'oeil emmétrope voit

 à l'infini (punctum remotum = + ∞) sans accommoder.
Le reste de la vision entre le ponctum remotum et le punctum proximum de la vision de près (environs 33 cm) est assurée par un mécanisme actif, musculaire, celui de l'accommodation du cristallin, appelé marche accommodative du cristallin.
Sauf qu'un pseudophaque monofocal emmetrope ne voit pas qu'à l'infini, mais au contraire voit tout sauf de près, grâce aux aberrations sphériques positives (SA+) de son cristallin PMMA biconvexe des années 90, qui lui confère une bonne profondeur de champ (depth of focus)...

Et voilà les aberrations sphériques négatives (SA-) qui entrent en scène dans les années 2000, et que l'on retrouve dans le marketing de tous les implants "asphériques" de cataracte, et les profils d'ablation cornéens sur les différentes plateformes Excimer.
Cela va révolutionner notre approche de l'optique de l’œil et avoir une importance capitale dans la chirurgie réfractive d'aujourd'hui.
Mais il n'est pas facile de s'y retrouver: Quelle asphéricité ? Quelle quantité de SA et dans quel but : améliorer la qualité de vision, augmenter la depth of of focus, développer une bonne vision intermédiaire, faciliter la fusion binoculaire... ? 
Dans un premier temps nous allons appeler la genèse des polynômes de Zernike, puis nous évoquerons l'asphéricité Q souvent confondu avec les aberrations sphériques.
La physiologie moderne de l'accommodation nous fera appréhender une compensation "naturelle" de la presbytie par ISOVISION. Enfin, nous donnerons des exemples d'utilisation des aberrations sphériques."

  

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